Elisabeth Wadecki, peintre

Elisabeth Wadecki, née en 1963 à Zürich, de père polonais et de mère française, vit et travaille depuis près de 30 ans dans la région nantaise.

Au cours de sa formation à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Nancy se dessine sa vocation de costumière et de créatrice textile, profession exercée 25 ans. Depuis 2007, seule demeure son activité d’artiste.

Sa peinture, ses sculptures et ses installations provoquent une ouverture de perceptions, une sollicitation des sens, outre la vue, où se jouent une incorporation du réel, une union entre le corps, le sujet, et le monde qui l’entoure.                        

Son art, bien au-delà d’une projection abstraite, relève d’une restitution d’un mouvement, d’une circulation entre sujet et monde.

Partout, le geste de l’artiste semble dans son élan, sa variété, capter les souffles qui animent l’univers. Il s’arrondit, s’allège et se fragmente en touches denses ou fluides, s’effiloche pour mieux épouser l’essence cachée des choses.

Site : www.elisabeth-wadecki.com

Mail : wadecki.elisabeth@gmail.com

Présentation de son eouvre par l'artiste

Le « Le rai profond »,

Avant même de connaître le nom du petit ruisseau qui court au pied des chapelles, « le rai profond » évoque pour moi un « rai » de lumière, un faisceau de clarté.  Le terme « profond » allie cette lumière à la terre. L’image suscitée en moi est donc un rai de lumière qui atteint, effleure le sol ou au contraire émerge des profondeurs. Il unit de toutes les façons le ciel à la terre, et cette connexion au sein de la chapelle, invite au calme, à la sérénité, à la poésie, et la spiritualité.

Il est donc essentiel pour moi de relier ces deux chapelles à la lumière que leur nom évoque mais aussi au nom de leur cours d’eau.

LUMIERE/ TERRE sont donc les éléments de l’installation.

La PAILLE et la TERRE sont des matériaux récurrents dans mes installations. En effet, ma peinture puise sa poésie dans la terre. Les paysages abstraits qui la composent sont ceux captés au bord du chemin où je marche, inlassablement, sans autre but que de créer. La paille, est ce foin qui me relie à ces terres arpentées, à ce ruisseau du Rai profond.

D’autre part, j’ai parcouru à l’automne dernier le lit du Rai profond, alors qu’il était à sec. Des deux côtés, à l’ouest et à l’est, j’ai marché, même accroupie, progressant parfois difficilement. J’ai photographié les berges et le lit du cours d’eau, jusqu’à ce que les branches et les végétaux entre-mêlés me stoppent complètement.              Sur les murs de la nef, des dessins, au format des pierres cernées de rouge, restituent ma balade dans le cours d’eau. Ils s’interrompent quand mes pas l’étaient eux aussi.

Présentation de la chapelle et de l'artiste le jour du vernissage

Vous êtes en train de découvrir ce charmant site du Rai Profond et vous constatez qu’il y a non pas une mais deux chapelles. Pour comprendre cette situation, il faut évoquer l ‘histoire dramatique du Bienheureux Noel Pinot, curé angevin réfractaire qui pendant les guerres de Vendée a du se cacher dans une ferme des environs avant d’être capturé et guillotiné en 1794. On peut voir sa statue dans la cathédrale d’Angers. Des fidèles auraient après sa mort caché une grande croix de bois en souvenir de lui. La légende raconte qu’un bœuf frappant la terre de son sabot aurait permis de retrouver cette croix qui devint un objet de vénération pour les pèlerins. Une première chapelle – la plus petite - fut donc construite en 1822 et c’est sur sa façade que cette croix mémorable a été fixée. La seconde chapelle  - la plus grande – a été construite à la fin du XIXème siècle à l’initiative de paroissiens pour pouvoir accueillir des pèlerins plus nombreux. Ces deux chapelles appartiennent à l’Evêché et sont toujours soigneusement entretenues et régulièrement ouvertes par les habitants de St Sigismond.

L’architecture et le décor de l’édifice devant lequel nous sommes sont assez caractéristiques de  l’époque de sa construction et c’est l’environnement très rural de ces chapelles qui m’a conduit à faire appel à une artiste  dont le travail témoigne d’une sensibilité particulière aux éléments naturels. Pourtant Elisabeth Wadecki a su dépasser cette dimension purement bucolique pour exprimer dans une installation pleine de poésie toute la spiritualité de ce site. Ainsi le Rai profond évoque pour elle bien sûr le beau tracé plein de mystères et d’embuches qu’ouvre le ruisseau qui chemine au bas de ces chapelles. Mais ce nom évoque également le rayon invisible qui symbolise le lien existant entre le ciel et la terre, entre la vie spirituelle et la vie naturelle, rayon d’ailleurs souvent peint par les artistes classiques dans leurs œuvres religieuses. L’ installation que vous allez découvrir évoque donc d’abord le ruisseau, ses détours et ses imprévus, comme un chemin de vie. Puis au sol de la chapelle, vous trouverez de la paille : la paille, symbole de notre attachement à la terre, souvenir de la crèche ; la paille protège, réchauffe, nourrit… Et enfin, venant de la voute, un rayon de lumière qui illumine l’atmosphère un peu froide de la chapelle, et nous invite à regarder vers le ciel.

Peintre
Chapelle du Rai Profond
Saint Sigismond

La petite chapelle basse, toute simple, construite en 1822, porte sur sa façade la croix de bois objet de cette vénération. La chapelle, restaurée entre 1985 et 1988 par les paroissiens eux-mêmes, sa voûte est aujourd'hui peinte en bleue et ornée d'étoiles dorées, œuvre d'un jeune couple à la fin de cette restauration.

La seconde chapelle, plus grande, de style néo-gothique, fut bâtie par la famille Normand à la fin du XIX° siècle. Cela a permis de faire perdurer le pèlerinage de printemps auquel est associé le souvenir du Bienheureux Noël Pinot.

Les deux chapelles sont, aujourd'hui encore, entretenues par les paroissiens de Saint-Sigismond (Elles sont ouvertes le 1er mai et les dimanches de mai et sur demande).

Latitude: 
47.460075
Longitude: 
-0.947033